LES INSOUMIS-ES FONT LEUR RENTREE : CAP SUR LES MUNICIPALES
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LES INSOUMIS-ES FONT LEUR RENTREE : CAP SUR LES MUNICIPALES

Le 11 septembre dernier, devant la presse, les Insoumis ont abordé les grands sujets de cette rentrée politique. Au menu : la réorganisation du mouvement, la réforme des retraites, la privatisation d’ADP et les élections municipales.

Heureux de “l’ambiance fraternelle” qui a régné tout au long de leurs “AmFis d’été 2019”, le député Adrien Quatennens, a salué “la forte affluence” des militants, “avec des débats extrêmement riches”, précise le tout nouveau coordinateur du parti. “Les participants avaient souvent et le choix et l’embarras”, ironise t-il en soulignant “une réelle avancée par rapport à la séquence d’après européennes où nous avions entamé un processus de réorganisation, parce qu’il le fallait”. Le mouvement qui a recueilli 6, 31% des suffrages exprimés lors des dernières élections européennes poursuit donc sa restructuration interne jusqu’au mois de décembre où une “assemblée représentative” devrait se réunir.

Un mouvement réorganisé au sein duquel “les groupes d’actions de la France Insoumise” pourront se coordonner. La première session se déroulera le samedi 12 octobre, à Paris.

EUROPEENNES : “EMMANUEL MACRON A PERDU SON PARI”

“Cette rentrée se passe dans un contexte particulier”, souligne  Adrien Quatennens.  Rappelant aux observateurs de la vie politique qu’à l’occasion des dernières élections européennes “c’est bien l’Extrême-Droite qui a gagné face à Emmanuel Macron”, le député du Nord précise que “tout se passe, depuis les élections européennes, comme si Emmanuel Macron était le grand vainqueur de ces élections.”

Constatant que le Président de la République “n’a pas le consentement de la majorité des Français”, Adrien Quatennens s’interroge : “le régime, sous Emmanuel Macron, est toujours bien républicain ?”. Citant en exemple l’actualité du jour, où huit militants écologistes et un vidéaste comparaissaient devant la 33ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Paris, pour avoir décroché et dérobé le portrait du Président de la République afin de dénoncer la politique climatique du Gouvernement ; Selon le parlementaire, ce procès “participe à une ambiance particulièrement délétère.”  A ce sujet, Adrien Quatennens précise qu’Emmanuel Macron “exhortait la jeunesse du pays à rendre la vie impossible aux dirigeants politiques sur les grandes causes. Il parlait du SIDA, mais aussi du climat”, a souligné le député du Nord.

RETRAITES : ” TOUT LE MONDE VA ETRE PERDANT “

Parmi les grands sujets évoqués, la réforme des retraites a été largement évoquée par le député de la France Insoumise, Adrien Quatennens, qui était entouré de son collègue Alexis Corbière,  de l’ancienne députée de Paris, Martine Billard et de Clémence Guetté, coordinatrice de l’espace programme.

Clémence GUETTE, Adrien Quatennens et Martine Billard – Photo : Paris En Mouvement

Le projet de loi de réforme des retraites, qui devrait être débattu avant les élections municipales, laisse “un peu de temps pour mener la bataille de l’opinion”, précise le député du Nord, Adrien Quatennens, affirmant que cette réforme “va procéder à un abaissement généralisé des pensions”.

“Dès lors que l’on dit : “on va faire une réforme des retraites à budget constant”, c’est-à-dire 14% du PIB, alors que toutes les projections indiquent qu’il va y avoir plus de retraités et donc plus de retraites à payer, on en tire une conclusion simple, sans entrer dans l’interstice de la réforme, c’est quil va y avoir une baisse des pensions généralisée” précise le parlementaire qui met au défi le Président de la République et le Haut Commissaire Jean-Paul Delevoye “de faire la démonstration du contraire” en affirmant que “tout le monde sera perdant.”

“A budget constant on ne peut pas faire une réforme de retraites plus égalitaire, dans le contexte où il va y avoir un vieillissement de la population” souligne Adrien Quatennens en précisant : “sur la question des retraites vous n’avez pas trente-six solutions. L’équilibre c’est le rapport entre le niveau des pensions et le niveau de cotisations”.

Sur l’âge de départ moyen de la retraite, 64 ans aujourd’hui, selon le député de la France Insoumise “c’est au-delà de l’espérance de vie en bonne santé”. Soulignant que si l’espérance de vie augmente, “l’espérance de vie en bonne santé, elle stagne, voir parfois, elle recule.

Enfin le député du Nord a précisé : “tous les dispositifs sont prêts, à l’issue de la loi PACTE, pour encourager la retraite par capitalisation” dénonçant “un système de rupture avec la logique solidaire qui a prévalu jusque là”.

RENTREE PARLEMENTAIRE : UNE REDUCTION DU TEMPS DE PAROLE POUR LES OPPOSITIONS

Clémence Guetté, Secrétaire du groupe La France Insoumise à l’Assemblée Nationale a abordé la rentrée parlementaire. Rappelant le travail des députés de La France Insoumise sur les deux premières années de mandat (67 propositions de lois, plus de 7000 amendements, dont une centaine ont été acceptés, un millier de questions au Gouvernement…), Clémence Guetté a précisé le contexte particulier de cette rentrée parlementaire 2019 : la réforme du règlement va commencer à s’appliquer avec une réduction du temps de parole pour les oppositions politiques”.

Outre la réforme des retraites, Clémence Guetté a abordé les deux grands sujets qu’attendent les parlementaires : la loi sur les orientations des mobilités et le projet de loi sur la bioéthique.

En ce qui concerne la loi sur les orientations sur les mobilités (LOM), Clémence Guetté regrette que cette loi soit “marquée par une absence totale de propositions écologiques”. “L’acte II devait être un acte vert s’annonce très mal”. Selon elle, ce projet de loi, “ne remet pas en cause le tout voiture”, “ne propose pas d’autres aménagements du territoire” et n’aurait “pas de dimension populaire”.

S’agissant du projet de loi qu’est la bioéthique, la coordinatrice de l’espace programme de La France Insoumise souhaite que se soit une grande loi d’égalité et qu’un principe général soit posé”. “Les discussions s’annoncent pour le moment compliquées”, souligne l’intéressée qui craint, sur ce sujet, “des débats nauséabonds”.

 

RIP ADP : ALEXIS CORBIERE DENONCE  “LA NON PROMOTION DE LA PART DU GOUVERNEMENT”

Il faudrait 17 000 signatures par jour jusqu’au mois de mars pour atteindre le dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales pour déclencher la procédure du référendum d’initiative partagée (RIP). Autrement dit, cette procédure s’annonce très compliquée pour les formations politiques qui réclament un RIP sur le projet de loi relatif à la privatisation des aéroports de Paris (ADP).

Le député de la Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, demande au Gouvernement de “porter à la connaissance des citoyens” l’existence de la pétition. “Il ne s’agit pas de dire : allez signer”, précise l’élu qui constate que quand le Gouvernement a voulu mettre en place son Grand Débat National, bien évidemment, il en a fait la promotion. Cela a coûté aux contribuables 12 millions €” souligne le parlementaire qui regrette que le Gouvernement “ne donne aucun moyen dans le référendum d’ADP. Nous en concluons qu’il ne veut pas que cela soit connu”.

S’adressant à la presse, le député de la France Insoumise a souligné le fait qu’au lancement du Grand Débat National “il y a eu 13 000 articles dans la presse. Un mois après le lancement du référendum d’initiative partagée, sur ADP, il y a 500 articles dans la presse”. Constatant également que “le journal de France 2 a fait un sujet sur le référendum ADP alors qu’il en a fait 26 concernant le Grand Débat National”, Alexis Corbière y voit “quelque chose de totalement disproportionné”.

A ce sujet, les Insoumis ont précisé qu’ils organiseront un grand week-end de collecte des signatures les 5 et 6 octobre prochain.

ELECTIONS MUNICIPALES : LE PEUPLE AUX COMMANDES

C’est l’ancienne députée de Paris, Martine Billard, qui a présenté le calendrier des Insoumis pour leurs participations aux élections municipales de mars 2020.

La France Insoumise, qui s’est fixée comme objectif “de participer à des listes citoyennes” n’aura pas de tête de liste mais “des chefs de files” avec un mot d’ordre : “décidez”, précise Martine Billard qui incite “les camarades femmes à s’engager” dans cette élection.

L’ancienne députée a précisé qu’un comité électoral se réunira les 12 et 13 octobre prochain “pour commencer à donner son accord, ou pas, sur ce qui aura été proposé sur les différentes communes”.

Les Insoumis qui voient dans les communes “de nombreux conseillers municipaux en devenir qui s’ignorent”, souhaitent “fédérer plutôt que de rassembler” et soutiendront “des listes qui seront claires dans leur opposition aux politiques gouvernementales”. “Il est hors de question que des Insoumis-es participent à des listes qui incluraient des soutiens au gouvernement ou des candidat-es refusant de critiquer le gouvernement”, précise notamment le dossier de presse.

Enfin, après l’adoption fin juin, du texte “Municipales 2020 : le peuple aux commandes”, un comité de pilotage se met en place afin d’apporter un soutien opérationnel en terme de formation  aux équipes locales de La France Insoumise.

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