MANNARINO POUR UNE NUIT DE CARNAL
757
post-template-default,single,single-post,postid-757,single-format-standard,bridge-core-1.0.5,cookies-not-set,ajax_updown_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,transparent_content,qode-theme-ver-18.1,qode-theme-bridge,disabled_footer_top,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.2,vc_responsive
Alessandro Mannarino, en duo avec, Lavinia Mancusi

MANNARINO POUR UNE NUIT DE CARNAL

Pour clôturer les derniers jours de l’exposition « Degas à l’Opéra », le Musée d’Orsay ressuscite le Carnaval de Paris. Une déambulation nocturne et musicale qui a attiré, jeudi soir, plus de 5000 personnes. Cette« Curieuse Nocturne Carnaval », avait en vedette le chanteur italien Alessandro Mannarino.

Pour sa première représentation en France, le chanteur italien, Alessandro Mannarino, s’offre un concert unique au Musée d’Orsay. En guise de décor la grande verrière métallique, dont les éclairages de Carla Tomé, mettaient en valeur la Grande Horloge de l’ancienne gare parisienne. Les aiguilles affichent dix-neuf heures trente. L’artiste rentre en scène pour une série de trois live consécutifs. « Je suis tellement contente de le voir, ici à Paris, dans ce décor magique. C’est la première fois. C’est un grand artiste en Italie », témoigne Carla, une trentenaire aux origines italiennes qui reprend en chœur, avec ses amis -ies, les succès du chanteur.

Dix ans après la sortie de son premier album « Barr della rabbia » ses chansons résonnent au milieu des sculptures du Musée d’Orsay. Sous le charme d’un public franco-italien largement conquis. « Apriti Cielo », « Vivere la vita », « Me so ‘mbiacato », ou bien encore « L’Arca di Noé», retentissent dans la Grande Nef. Un succès partagé avec la jeune chanteuse pop art, Lavinia Mancusi. L’artiste multi-instrumentiste, interprète de « Ninù », l’accompagne à chacune de ses tournées.

« Ce soir nous avions envie de rendre hommage aux racines napolitaines et italiennes de Degas» précise le responsable de la programmation culturelle. “La poésie, l’engagement et la beauté des chansons de Mannarino rappellent celles des artistes du XIXème siècle ».

J’AURAIS AIMÉ DU VERDI !

Tombé en désuétude, le Carnaval de Paris a pourtant eu ses lettres de noblesse. “Le carnaval a pris à Paris un développement prodigieux qui le rend européen”, souligne Balzac dans son roman La Fausse Maîtresse. Le Musée d’Orsay a tenu à le rappeler. “Ce soir on avait envie de rendre hommage au carnaval de Paris qui a été pendant 100 ans la plus grande fête de France”, explique Arthur Binois.

Dominique, la soixantaine, qui a revêtu pour l’occasion une longue robe noire et un masque vénitien, rouspète : « Le thème est un bal masqué et le public ne se prête pas au jeu. C’est désespérant, les gens ne savent plus s’amuser ni s’habiller ». Une déception qui n’épargnera pas l’ambiance musicale qu’elle juge « en décalage par rapport au thème de l’exposition. Si j’apprécie Mannarino, pour Degas à l’Opéra j’aurai aimé du Verdi.»

 « J’ai passé une bonne soirée. Le concert a donné une ambiance particulière aux tableaux et aux statues » témoigne Salomé. Cette jeune étudiante, montrant son masque confectionné avec l’aide des étudiants de l’école du Louvre, à l’atelier Le masque et la plume a jugé l’expo « très intéressante à observer . La musique rend moins sérieux le musée et ça c’est bien ». L’exposition, qui se prépare à quitter Paris pour Washington, aura rassemblée plus de 530 000 visiteurs en quatre mois.

Williams Garnier

En formation “Devenir journaliste”

CFPJ de Paris 2020

No Comments

Post A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.